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Les coquillages de nos rivières et étangs argonnais…

Suite à la photo d’une moule d’eau douce prise par un de nos photographes attitré, Jean-Louis Le Hingrat, que nous avions diffusée dans la lettre du mois de juillet dernier, nous avons eut quelques remarques et compléments d’information sur ces fameux coquillages argonnais…

source : mapassionpourlanature.blogspot.fr

La moule d’eau douce est présente dans l’Aisne et certains étangs , il en existe plusieurs espèces, dont une venue de Chine qui commence à prendre peu à peu la place des autochtones.

Ces moules d’eau douce (anodonte) sont de véritables filtres naturels, elles peuvent filtrer presque trente litres d’eau par jour et contribuent ainsi à une meilleure oxygénation de nos cours d’eau et surtout de nos étangs (eau stagnante)! C’est en limitant la charge en matières organiques qu’elles retiennent les métaux lourds, les pesticides et autres contaminants. Celles de nos étangs, les plus grosses sont donc impropres à la consommation. Leur taille peut devenir tout de même assez conséquente. J.L. Le Hingrat

 

Puis d’autres informations nous sont parvenues, notamment de la part de Richard Boulanger, membre de l’association Via les Vertes Voyes, qui nous en a parlé également :

 

Pour rebondir sur la moule d’eau douce, sachez qu’il y en avait beaucoup plus quand nos rivières françaises et/ou anglaises étaient moins polluées…
C’est ainsi que comme les huîtres elles ont pu ” fabriquer ” elles aussi des perles d’eau douce … Jules César lui-même en était un très grand amateur !

Aujourd’hui c’est surtout le marché chinois qui s’est mis à l’heure de la moule d’eau douce. Ils sont les premiers exportateurs mondial de perles. Ainsi actuellement environ 80% des perles que l’on trouve en bijouterie viennent de perles de moules chinoises. Mais nos étangs sont encore riches de coquillages et ces moules argonnaises atteignent de belles dimensions..20 à 25 cm de long !  R. Boulanger

 

L’étang des Brauzes – juin 2017

Il n’est pas encore trop rare de rencontrer des anodontes en Argonne, on les reconnait à leur couleur rayée verte et jaune. Elles se déplacent lentement au fond de l’eau en laissant un sillon dans la vase.

 

Elles se nourrissent toute leur vie de petits organismes en suspension qu’elles absorbent en filtrant l’eau par leurs “branchies”, notons donc que leur présence est plus que nécessaire au bon fonctionnement de l’écosystème et qu’il faut à tout prix les préserver.

 

Comme leurs cousines des eaux salées, il faut compter les anneaux de croissance sur leur coquille pour définir leur âge. Chaque année, la moule grandit et fabrique un anneau de plus. Certaines peuvent atteindre 100 ans et même plus !!!

Les moules ne sont pas les seuls coquillages et mollusques que l’on trouve ici en Argonne, il y a aussi des couteaux, des escargots ; les paludines vivipare, que l’on retrouve dans presque tous les cours d’eau sous différents aspects. Parfois ces animaux silencieux que l’on peut penser dérisoires ont un des rôles les plus importants dans le cycle naturel pour la  préservation de la biodiversité aquatique, et la pérennité de notre patrimoine naturel argonnais si riche ne peut se faire sans eux.

 

On vous invite à les observer, on retrouve régulièrement des coquilles vides aux abords des étangs lorsqu’ils s’assèchent l’été, comme à Belval et, surtout à celui des Brauzes, tout en respectant ces lieux sauvages, évidemment ! 😉

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