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“Le Parc Naturel Régional en Argonne prend forme”

02/03/2017 Territoire Stephen Thiebault

Le PNR prend forme…

La population est conviée ce soir à une réunion publique.

Depuis plusieurs années, les membres de l’association Argonne PNR (Parc naturel régional) se livrent à un véritable travail de fourmis pour monter un dossier en vue de la reconnaissance de l’Argonne et de ses nombreuses spécificités, qu’elles soient géologiques, naturelles ou historiques. Après une réunion publique qui s’est tenue dans la Meuse il y a deux semaines, et avant un prochain rendez-vous à Vouziers, un temps d’échanges a lieu, ce soir, à la mairie de Sainte-Ménehould.

« Notre but est de donner des informations aux habitants sur notre projet , assure Olivier Aimont, le président d’Argonne PNR. Nous devons préciser nos objectifs et recueillir les sentiments des populations sur la démarche que nous mettons en place. » Les nombreux acteurs du projet (bénévoles, communes, collectivités, entreprises…) travaillent de concert afin d’obtenir « un label de portée nationale . On se mobilise car si l’Argonne est reconnu en tant que Parc naturel, cela lui apportera une image de marque. C’est important d’en bénéficier et d’en faire un levier de développement économique. »

 

Une démarche qui a été renforcée par la création de la nouvelle région.

« La réforme territoriale a engendré une très grande région , rappelle le président de l’association. Or, on constate que ce sont les grandes métropoles et les territoires ruraux qui y sont liés qui en bénéficient le plus. Ici, en Argonne, non seulement nous sommes dans une zone rurale, qui plus est très éloignée de ces grandes métropoles. »

Mobiliser toutes les énergies

Une fois ce constat posé, reste à mobiliser toutes les énergies de l’Argonne, qui s’étend sur les départements de la Marne, la Meuse et les Ardennes. « Nous sommes un territoire qui compte environ 35 000 habitants et il ne faut pas se voiler la face, le contexte nous est défavorable. La démographie est en baisse et cela implique des effets induits sur le développement économique. »

Aussi, Olivier Aimont appelle de ses vœux une unité autour du projet que porte l’association. « Si les collectivités ne sont pas capables de mettre en place un projet commun, on ne pèsera pas , admet la cheville ouvrière du dossier. Nous avons tous à y gagner et rien à perdre. »

Toutes les intercommunalités concernées par ce projet nous accompagnent financièrement pour le travail de l’association

Conscient des réalités sur le terrain, le président d’Argonne PNR apprécie malgré tout les soutiens qu’il reçoit. « Toutes les intercommunalités concernées par ce projet nous accompagnent financièrement par le biais d’une démarche de partenariat . Quant aux communes, elles adhèrent à notre association. L’évolution est non négligeable car elles sont près d’une soixantaine à nos côtés, mais il faut encore franchir une étape pour avancer. » La prochaine pourrait consister à convaincre… Sainte-Ménehould. Ce qui n’est pas encore le cas. Un comble pour une ville censée être la capitale argonnaise !

« Nos trois orientations prioritaires sont, premièrement, de développer la démarche d’alliance pour valoriser le territoire” insiste Olivier Aimont. “Ensuite, il faut organiser un travail autour des enjeux économiques. Troisièmement, il est nécessaire de faire émerger le comité de soutien qui regroupe deux cent cinquante membres. Ce sera une force de frappe dans le cadre de la défense de notre dossier. » Enfin, comme il l’admet lui-même, « l’année 2017 sera décisive. Si nous n’avons pas de signal fort envoyé par les collectivités, il sera trop tard. »

 

Réunion publique, jeudi 2 mars à 20 heures à l’hôtel de ville de Sainte-Ménehould.

L’ESSENTIEL

L’idée de la création d’un parc naturel régional en Argonne remonte à quarante ans.

Les différentes tentatives ont toutes échoué, à défaut d’une bonne coordination entre les différents acteurs.

L’association Argonne PNR (Parc naturel régional) a été créée en 2007 et est présidée par Olivier Aimont. En 2014, Grichka Lévy a été embauché en tant que chargé de mission pour mener l’étude de faisabilité du dossier. La base de l’étude est terminée et va faire l’objet d’une synthèse qui sera remise à la région Grand Est. (voir la chronologie du projet ici..)

Dans le meilleur des cas , le processus d’enclenchement de la labellisation pourrait intervenir d’ici 2020.


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