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Le tourisme

Les structures présentes 

Le périmètre d’étude du PNR, regroupant trois départements et anciennement deux régions, présente une structuration touristique classique avec 4 Offices de Tourisme (OT) : Meuse Grand
Sud à Bar-le-Duc, Clermont-en-Argonne, OT de l’Argonne Ardennaise à Vouziers et OT du Pays d’Argonne à Sainte-Ménehould. Deux Unions Départementales des Offices de Tourisme et Syndicats d’Initiatives (UDOTSI) situées à Clermont-en-Argonne et à Charleville-Mézières, soutiennent et conseillent les OT et incitent à la professionnalisation des structures et au relai des informations entre acteurs du tourisme. Chacun des trois départements est doté d’un outil départemental de promotion et de développement touristique : le Comité Départemental du Tourisme de la Meuse et les Agence de Développement Touristique des Ardennes et de la Marne.

Depuis 2014, grâce au Groupement Européen d’Intérêt Economique (GEIE), l’ADT des Ardennes mène un travail coopératif transfrontalier avec la Belgique. L’ADT porte également un programme INTEREG visant le développement du tourisme durable.

Le périmètre d’étude du projet de Parc a gardé ses deux Comités Régionaux du Tourisme :

  • Le CRT de Lorraine, situé à Pont-à-Mousson
  • Le CRT Champagne-Ardenne, situé à Châlons-en-Champagne
Balade en vélo – DDT Champagne-Ardennes

Ils s’occupent de la promotion, de l’animation et de la communication de l’ensemble de leurs départements. Dans le cadre de la réforme territoriale de la loi NOTRe ils vont davantage coopérer avec le CRT d’Alsace. Les Fédérations Régionales de Tourisme et Syndicats d’Initiatives (FROTSI) ont pour buts de fédérer le réseau, de soutenir les structures touristiques face aux changements et aux évolutions à venir, et de favoriser la mutualisation des structures touristiques pour améliorer le travail en coopération. Elles se situent à l’OT de Clermont-en-Argonne et à Châlons-en-Champagne.

 

Les actions de toutes ces structures nécessitent une connaissance minutieuse du territoire, mais également une connaissance précise des autres acteurs présents sur cet espace. Toutes ces structures voient l’Argonne comme une destination touristique de nature et tendent à vouloir valoriser cet aspect territorial comme symbole identitaire avec une place importance faite au développement des circuits de randonnée et un accent mis sur le tourisme de mémoire.

Le public ciblé est la clientèle de proximité, celle du bassin parisien et la clientèle frontalière de Belgique, Hollande, Allemagne, et plus spécialement les familles, les comités d’entreprise, les scolaires et les seniors.

 Tourisme et voies d’accès en Argonne

L’Argonne se situe au nord-est de la France aux confins de la Lorraine et de la Champagne-Ardenne, sur trois départements : les Ardennes, la Marne, et la Meuse. Elle forme donc une séparation naturelle entre le Bassin Parisien et l’est de la France. Sa proximité avec la Belgique, le Luxembourg et, à une échelle plus étendue, avec l’Allemagne et la Suisse fait d’elle un lieu transnational, d’autant plus qu’avec la réforme territoriale de la Loi NOTRe, l’Argonne s’inscrit dans la Région Grand Est.

Accès routier

Le Parc Argonne Découverte – Richard Boulanger

L’axe routier principal est l’autoroute A4 qui traverse l’Argonne d’est en ouest aux portes de Clermont-en-Argonne et de Sainte-Ménehould. Ces deux entrées vers l’Argonne facilitent la venue de touristes depuis l’Alsace, la Lorraine et la Région Parisienne. Mais l’autoroute reste tout de même éloignée des villes et villages de l’Argonne : plus de 50 km depuis Vouziers, par exemple. Les autres routes à travers l’Argonne sont des routes départementales et des petites routes moins fréquentées. Les transports en commun sont développés autour des petites agglomérations et ne comptent que quelques lignes régulières dont peu passent en Argonne.

 

Il y a notamment la ligne 43 qui relie Verdun aux Islettes et la ligne 110 qui relie Châlons-en-Champagne à Sainte Ménehould. Il existe une navette entre les gares de Châlons-en-Champagne et Verdun qui passe par Sainte-Ménehould, les Islettes et Clermont-en-Argonne. Au nord du territoire argonnais on dénombre plusieurs lignes reliant Vouziers à Rethel et Buzancy dont une passant par le Chesne et une allant jusqu’à Challerange.

Plusieurs réseaux de transport à la demande sur chaque département, desservent les bourgs et petits villages.

Cependant ces réseaux présentent des limites d’un point de vue touristique car ils sontorganisés par département et ne permettent donc pas de franchir les limites départementales. De plus, leur visibilité est limitée car il s’agit d’une offre peu pratique pour les touristes de manière générale quant à la logistique et à l’organisation requise. Il faut en effet connaître les arrêts desservis et réserver le transport à l’avance, généralement la veille.

Plus récemment dans le domaine des transports en commun, le covoiturage comme forme d’économie et de développement collaboratif est en expansion. Il n’existe pas d’aires de covoiturage sur le périmètre. D’un point de vue touristique, le covoiturage peut être un moyen permettant l’entrée en Argonne mais il ne permet pas de se déplacer de manière fluide sur le territoire.

Accès ferroviaire

Le train Picasso – Pascal Dumont – OT Vouziers

La seconde porte d’accès à l’Argonne est le train, la présence de la gare Meuse-TGV, située entre Bar-le-Duc et Verdun, et à quelques kilomètres seulement du périmètre d’étude du parc, est un atout majeur pour le tourisme. Cet axe TGV crée le lien entre la gare de Paris-Est et celle de Strasbourg, permettant un trajet rapide. La présence du TGV offre ainsi la possibilité de venir en Argonne pour une courte durée, de type week-end. Le trafic ferroviaire TER est absent du territoire, l’ancien trajet entre Châlons-en-Champagne et Verdun, qui passait par Clermont-en-Argonne, se fait à présent en bus et il n’y aucune ligne transversale en Argonne ni de ligne assurant un trajet nord-sud.

Anciennement, la ligne 5 assurait également un transport sur l’axe Sainte-Ménehould – Clermont-en-Argonne.

Un collectif milite pour la réouverture d’une partie de la ligne, ce qui serait l’opportunité d’apporter un plus côté accessibilité. Malgré la présence des transports ferroviaires on note qu’ils se concentrent sur l’axe central de l’Argonne, tout comme l’axe autoroutier et qu’ils sont absents des parties nord et sud du territoire.

 

Voie aérienne

L’aéroport le plus proche est celui de Paris-Vatry, situé à une heure de Sainte-Ménehould entre Troyes et Châlons-en-Champagne. Il assure les vols à destination des pays du bassin méditerranéen et vers le Portugal : Ajaccio, Nice, Alger, Malaga, Marrakech, Porto…etc. Il propose majoritairement des vols associés aux destinations de voyages – vacances dites « au soleil » – mais quelques liaisons avec des aéroports du territoire métropolitain sont en cours de développement (Vatry – Nice par exemple).

La ville de Sainte-Ménehould (prononcée “Menou”)

Le second aéroport à proximité est celui de Metz-Nancy-Lorraine situé près de Metz, soit à environ une heure et demie de l’Argonne en voiture. Cet aéroport propose des vols à destination du bassin méditerranéen comme Marseille, Nice, Ajaccio, ou Marrakech, ou de plusieurs villes italiennes, ainsi que des vols à destination de la métropole comme Bordeaux, Brest, La Rochelle, Lille, Lyon, Montpellier…

Il peut donc se positionner comme liaison potentielle avec l’Argonne.

Bien que voie d’accès non négligeable vers l’Argonne, l’avion reste un moyen peu pratique pour accéder à un territoire où les transports en commun sont limités.Ainsi, bien que l’accès en Argonne soit possible par différents modes de transports, l’axe central de Clermont-en-Argonne et Sainte-Ménehould ainsi qu’une partie du sud-est, constituent la seule partie du territoire où l’accessibilité est facilitée. Malgré de nombreuses routes départementales l’accès aux territoires nord et sud de l’Argonne semble « freiné ».

Hébergement et restauration

Les hébergements et la restauration sont des secteurs importants de l’économie touristique. Concernant les hébergements, la part la plus représentative en matière d’offre est celle des gîtes (53%)
suivie par les chambres d’hôtes (20%)

• Développement des accueils « AirBnB »

  • AirBnB est un nouveau mode de commercialisation via une plateforme communautaire de location et de réservation de logements de particuliers. Ces offres d’accueil sont en plein développement et tendent à augmenter. Sur le territoire Argonnais, 9 chambres privées, 13 logements et 5 gîtes sont proposés sur cette plateforme.

L’offre dominante est celle des restaurants avec 71 % sur le territoire Argonnais.

Tourisme de nature

Pèche en Argonne – OT Clermont-en-Argonne

Le tourisme de nature constitue le premier atout de l’Argonne, offrant un potentiel varié d’activités, des plus douces aux plus sportives. Pays de l’arbre roi, la forêt, omniprésente est facile d’accès.

Les arbres y sont souvent impressionnants (certains chênes sont même classés « Arbres Remarquables »), les essences sont variées et des « parcours pédagogiques » sont installés dans de nombreuses forêts domaniales à l’intention des promeneurs, des touristes scolaires ou familiaux.

 

 

Les observatoires à oiseaux et la faune sauvage attirent les passionnés de photographie et/ou d’ornithologie de France et du Bénélux et de nombreux lieux sont dédiés à l’étude et à la découverte d’écosystèmes particuliers (étang des Bercettes près de Neuvilly). De nombreuses associations proposent des animations ouvertes à tous sur le thème de la nature. L’astronomie est également une activité qui tend à se développer. L’offre d’itinérance douce est relativement importante sur le périmètre et des efforts sont faits en partenariat entre les associations locales et les collectivités pour maintenir une offre de qualité, avec des parcours balisés et sécurisés. Des circuits sont ainsi développés pour la randonnée pédestre ou équestre, le VTT…

La présence du sentier de randonnée GR14 et de son itinéraire bis le 14b offre une porte d’accès au territoire. Le GR14, sentier de 660 km, débute en Belgique, à Malmédy, et se termine à Paris en passant par l’Argonne. Porte d’accès en Argonne pour les randonneurs français et internationaux (Benelux), ainsi que pour les pèlerins de Compostelle, ce grand sentier de randonnée traverse l’Argonne par le milieu selon un axe nord-sud.

C’est un atout majeur car il peut constituer la colonne vertébrale d’un réseau d’itinéraires pédestres en Argonne, et peut permettre l’organisation d’une véritable découverte du territoire en itinérance douce. Trails, accrobranche, moto-cross, saut à l’élastique, paintball, viennent compléter l’offre et attirent déjà un public important. A noter que l’association CODEVER, dédiée aux loisirs motorisés, participe au comité de pilotage d’Argonne-PNR, tout comme des associations de chasse et de pêche, afin de réfléchir à la cohabitation des différents «usagers » de ce tourisme de nature. L’eau, partout présente permet la pratique de la voile et du canoë-kayak sur les bases de loisirs de Bairon, à Le Chesne, et de la Samaritaine à Buzancy.

L’aquarelle à Menou

Le tourisme fluvial, sur le Canal des Ardennes, permet de relier les coteaux champenois à la Meuse. Deux installations récentes de centres nautiques, l’Aquarelle à Sainte-Ménehould et l’Argona à Vouziers, offrent aussi de multiples installations sportives. L’agrotourisme permet la découverte du monde rural par des visites, repas, séjours dans des fermes. La ferme de la Hardonnerie à Vauquois héberge des poules, canards, cochons, oies, dindes, moutons, chèvres… qui vivent des jours paisibles à la campagne. En Argonne, plus de la moitié des hébergements à la ferme sont labellisés «Bienvenue à la Ferme».

Deux circuits touristiques ont été conçus pour les camping-cars : « La Balade au Pays de l’Arbre Roi », passant par Clermont-en-Argonne, la Haute-Chevauchée, Lachalade, Le Claon, Le Neufour et Les Islettes (où se trouve une aire de vidange et de stationnement) et « De Louis XVI à Pershing», passant par Montfaucon-en-Argonne, Nantillois, Cunel, Cierges-sous-Montfaucon, Charpentry et Varennes-en-Argonne (où se trouvent un camping et une aire de stationnement pour les camping-cars). Sur l’ensemble du département de la Meuse 10 aires de stationnement, 2 aires de services et trois campings accueillent les camping-cars.

Tourisme de mémoire

Particulièrement mis à l’honneur en cette période de Centenaire de la Première Guerre mondiale, le tourisme de mémoire a toujours constitué un volet important de l’offre touristique argonnaise. Le site de « La Main de Massiges », en bordure ouest du périmètre, est devenu un lieu de tourisme de mémoire très visité qui a également servi aux tournages de clips et de films. Ces lieux permettent, 100 ans plus tard de mieux comprendre ce qu’ont connu les soldats. Guerre de tranchées, guerre des mines, lieux de repos… leurs traces sont nombreuses dans la partie centrale de l’Argonne : Butte de Vauquois, où il est encore possible de parcourir les galeries de sape, Entonnoir aux 150 000 morts d’Argonne et Ravin du Génie sur la haute chevauchée… Les camps français et allemands de la Vallée Moreau, près de Vienne-le-Château, sont actuellement entretenus en coopération avec de jeunes volontaires allemands…
Les nombreux vestiges retrouvés par les agriculteurs, et les passionnés d’histoire, ont alimenté les musées de Varennes et de Romagne-sous-Montfaucon consacrés à cette période. De très nombreux cimetières, ossuaires, nécropoles ponctuent le territoire de l’Argonne. Ils font encore souvent l’objet de pèlerinages à la recherche d’ancêtres ayant combattu pendant l’une des deux Guerres.

A Varennes et à Montfaucon 2 monuments perpétuent la mémoire des soldats américains tombés en Argonne. Nombre d’entre eux reposent au cimetière américain Meuse-Argonne de Romagne-sous-Montfaucon, établi en 1918 par le Service des Sépultures de l’armée US sur un terrain concédé à perpétuité aux Etats-Unis par le gouvernement français. En Argonne ardennaise de nombreux circuits de découverte perpétuent la mémoire de l’intervention américaine : Circuit « Sergent York » à Châtel-Chéhéry, Circuit « Bataille de Stonne », long de 50km et passant par Stonne, Sy, Tannay, Sommauthe et Circuit «Roland Garros», passant par Vouziers, sur les traces du pilote qui perdit la vie, en 1918, au-dessus de Saint-Morel. La mémoire d’un autre moment de l’Histoire de France est perpétuée au musée de Varennes-en-Argonne, lieu d’arrestation de Louis XVI, et à Valmy, commune située à la limite ouest du périmètre d’étude, la Bataille de Valmy, fondatrice de la République, a son musée au pied du moulin historique (et plusieurs fois reconstruit).

Le tourisme de patrimoine

Seuls 19 monuments sont classés au titre des Monuments Historiques. Ils profitent d’un statut particulier et peuvent, à ce titre, faire l’objet de visite sur demande et sur réservation. Même dans les villages les plus importants, les édifices tels que les églises, les chapelles, les moulins ne sont que rarement ouverts au public. Leur accès est donc difficile et seul l’extérieur est visible des touristes et excursionnistes. Pour permettre la découverte des monuments historiques, l’association Trésors d’Histoire en équipe certains avec des systèmes d’audio-guides et de vidéo-guides accessibles via un smartphone. Le département des Ardennes est le seul ayant mis en place un itinéraire de « Route des Forêts, Lacs et Abbayes » qui passe en Argonne au niveau de Châtel-Chéhéry et Vouziers.
Parmi l’ensemble des châteaux présents sur le territoire seuls quatre châteaux sont ouverts à la visite : Château d’Augeard à Buzancy (classé aux MH), Château Mercier à Marcq, Château des Comtes de Joyeuse à Grandpré, Château de Cornay. Ils sont tous sur la partie nord de l’Argonne. La présence des édifices à pans de bois, typiques de l’Argonne, crée en soi un potentiel touristique à évaluer sous forme d’itinéraire. Cependant aucune offre réelle n’est présente sur le territoire et il n’est pas mis en avant sur les supports touristiques. Basées sur les ressources naturelles de la forêt et du sous-sol, la richesse et la variété du patrimoine argonnais (céramique, faïence, verre) bien présentes dans les musées, permettent aux amateurs d’art, de traditions et de savoir-faire de satisfaire leur curiosité… tout en profitant d’un lieu de repli en cas d’intempéries !

Le Musée de la Faïence à Rarécourt, installé dans une maison forte, expose plus de 800 pièces de faïences argonnaises et de poteries locales. Le Musée de l’Ecole, à Montgon replonge le visiteur dans l’école du village des années 1950. A Sainte-Ménehould, la Médiathèque-musée d’Art et d’Histoire qui a été labellisée «Musée de France » en 2011, expose une collection du XVIIIe siècle sur l’histoire de la ville ainsi que de nombreux objets de la Grande Guerre et des fossiles locaux. Le musée prépare des expositions temporaires au fil de l’année. Il fait partie de l’ensemble « Allée des Couleurs », (Eau et détente, Sports et loisirs, Nature et Découverte) qui va s’enrichir d’un parc à thème sur le Moyen-Age : Situé au cœur de la forêt communale, à l’étude depuis 2 ans à l’initiative d’un investisseur privé et soutenu par la ville et la Communauté de Communes, il devrait ouvrir en 2021. Les lieux d’exposition sont au nombre de six et complètent l’offre culturelle tout en y apportant une certaine diversité : Ânes Art’gonne à Evres, La Grange des Amateurs d’Art à Waly, L’Atelier d’Hélène à la Neuville-aux-Bois, L’Association les Anes Bleus à Saint-Pierremont, la Galerie de l’Abbaye à Beaulieu-en-Argonne, Les Amis du Verre d’Argonne aux Islettes.

Savoir-faire, traditions et gastronomie

Le savoir-faire traditionnel des faïenciers argonnais, exposé dans les musées de Sainte-Ménehould et de Varennes-en-Argonne, est actuellement perpétué en Argonne par quelques artisans potiers ou céramistes (à Passavant-en-Argonne), et vitraillistes et verriers travaillent encore dans les Ardennes. L’Argonne, territoire rural, forestier et agricole, offre de nombreux produits fermiers : viande bovine, visant à obtenir l’appellation « Viande d’Argonne », volaille et produits laitiers comme les yaourts ou les fromages au lait de vache, de brebis ou de chèvre.

Des bières artisanales sont élaborées sur le territoire, ainsi que des conserves goûteuses et variées : pâtés, confitures, compotes, etc. De plus en plus, certaines obtiennent le label «Agriculture Biologique ». Champignons, asperges sauvages, ails des ours sont cueillis artisanalement mais, à l’instar des fraises des bois au XIXème siècle, ils contribuent aussi à l’approvisionnement du marché national, de plus en plus demandeur d’authenticité et de produits naturels. Sans oublier le gibier et les poissons (sanglier, biches, cerfs, chevreuils, bécasses, gibier d’eau, poissons d’eau douce), que l’on retrouve également sur les tables de fêtes et les menus des restaurants. L’apiculture est bien présente. Le miel est produit essentiellement au printemps (saules marsault, arbres fruitiers, acacias, tilleuls) et en été (fleurs de prairies naturelles, trèfle blanc et miellat de forêt). Enfin, certaines spécialités culinaires ont fait la réputation de l’Argonne : le pied de cochon « à la Sainte-Ménehould » est un plat local identifié depuis 1730, le saucisson « l’Argonnais », est fabriqué et séché en cave à Ville-sous-Cousances, un village situé en bordure du périmètre d’étude. Côté confiserie, la Gaize d’Argonne, chocolat blanc enrobé de pistache rappelle la couleur de la roche constitutive du massif argonnais, la gaize, d’où son nom.

Autres activités

L’Argonne compte quelques industries qui représentent un certain nombre d’emplois sur le périmètre. Ces industries travaillent dans des domaines très divers tels que l’agroalimentaire, l’industrie aérospatiale, le packaging, les énergies renouvelables… Le secteur tertiaire emplois également 61% des actifs. La chasse est également une activité présente en Argonne. La caractéristique de l’Argonne est d’associer de grandes chasses dans lesquelles des chasseurs viennent de loin pour pratiquer le temps de quelques jours ou même d’un weekend leur activité, et de plus petites surfaces louées par les sociétés de chasse locales composées majoritairement de chasseurs locaux. En Argonne meusienne et marnaise, les chasseurs représentent environ 10% de la population. Cette activité représente un secteur économique pour le territoire : Location des chasses, permis, vente de gibier, tourisme cynégétique, restauration lors de repas de chasse, matériel, animaux et soins vétérinaires… Sans prendre en compte les services rendus parfois par cette activité au maintien des équilibres agro-sylvo-cynégétiques et à ses connaissances en matière de faune sauvage.


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